Fantasque et imprévisible, Franck Poupart subsiste en faisant de la vente en porte à porte dans la banlieue parisienne. Rêvant d'une autre vie, il vivote et mène une existence déprimante dans une grande demeure délabrée où règnent la crasse et le désordre avec sa femme Jeanne, souillon neurasthénique. Le mariage s'étiole et le couple bat de l’aile.
Un jour, à la recherche d'un mauvais payeur - Andreas Tikides, immigré grec au chômage, brute assez simple d'esprit - Franck se présente au domicile d'une vieille dame qui peut le renseigner. Au départ méfiante, celle-ci finit par lui donner l'adresse d'un gymnase où Tikides a l'habitude de s’entraîner à boxer. Franck en profite pour lui vendre une robe de chambre, tandis que cette dernière lui propose en guise de paiement quelques instants intimes avec Mona, sa nièce de seize ans. Alors que l'adolescente s'apprête à s'offrir à Franck, ce dernier, gêné, préfère ne pas profiter de la situation. Emue par cette manifestation de délicatesse, Mona lui fait promettre de la revoir.
De retour chez lui, Franck se dispute avec Jeanne, qui, lasse de sa morne vie conjugale et du caractère difficile de son mari, s'est résolue à le quitter. Par ailleurs, son patron, Staplin, qui a découvert que son employé a détourné de l'argent, n'hésite pas à le faire arrêter pour lui faire passer un petit séjour en cellule en guise de leçon. Mais, dès le lendemain, Franck est relâché, sa femme ayant remboursé Staplin.
Cependant il découvre ensuite que c'est en fait Mona qui a payé sa dette. Comme il s’enquiert de la façon dont elle a pu trouver l’argent, la jeune fille lui révèle que sa tante cache cent mille francs dans sa chambre et lui indique, à toutes fins utiles, que la vieille avare a une arme à feu. Franck met alors au point un plan pour voler l'argent, tuer la tante de Mona et égarer l’enquête sur un rôdeur. Pour cela, il retrouve Tikides, qu'il manipule, en lui faisant accroire son amitié au cours d’une beuverie.
Le lendemain soir, Franck se rend chez la vieille dame en compagnie de Tikides, non sans manifester quelques ultimes scrupules à entraîner celui-ci dans une aventure qu’il sait tragique. Après avoir intimé à Tikides de l’attendre dans la voiture, il s'en prend violemment à la vieille femme et la tue. Après avoir tout retourné dans la chambre de sa victime, il finit par trouver l'arme et le pactole. Il appelle alors Tikides et l'assassine froidement de plusieurs balles pour faire croire qu'il a été abattu par la maquerelle, morte en chutant dans l'escalier durant le cambriolage qui aurait mal tourné. Puis, il donne ses consignes à Mona, brièvement horrifiée par le meurtre de Tikides, et s’enfuit.
Alors que tout semble s’annoncer favorablement pour lui, la névrose latente de Franck commence à s’accentuer et devient pour lui ingérable. En outre, il doit faire face au retour inattendu et encombrant au domicile conjugal de sa femme Jeanne, à nouveau pleine de bons sentiments à son égard. Enfin, Staplin, intrigué par les bons résultats soudains de son employé, commence à avoir des soupçons quant à la provenance de l'argent.
Jeanne, qui a découvert le magot, se met à douter de son mari, qu’elle harcèle de questions et pousse dans ses derniers retranchements. Empêtré dans des explications de plus en plus confuses et invraisemblables, Franck finit par l'étrangler. Aussitôt après, Staplin débarque chez lui et le fait chanter afin de s'emparer du butin. Après avoir commencé à brutaliser Staplin, Franck n'a pas d'autre choix que de lui céder le fruit de son larcin. Ayant perdu l'argent et avec trois meurtres sur les bras, Franck étreint Mona, qui l'attend devant chez lui, en lui promettant un nouveau départ.